Quand deux mouvement de grève se croisent…

le début de la bavure.

Revenons quelques heures plus tôt. Jeudi soir , béké notoire, Frédéric de Reynal président du plus grand groupement de banane de l’île annonce au journal télévisé d’ATV que les planteurs de banane viendront eux aussi signifier leur ras-le-bol de la grève du Collectif du 5 février qui durent depuis trop longtemps à son goût,  prenant en otage les entreprises Martiniquaises  et les empêchant d’exercer leur droit au travail. Une attitude que l’on pourrait qualifiée de belliqueuse.

Des méthodes anciennes mises au goût du jour

Vendredi matin “kidi kifèt” les planteurs descendent vers la ville. Là les belliqueux ne sont plus les mêmes. Les ouvriers Martiniquais au volant de plusieurs tracteurs ouvrent la route et Les békés, la bande de De Reynal, sont à l’arrière dans les 4X4. ils ferment le cortège. On se croirait encore sur l’habitation. Quand les maîtres utilisaient d’autres esclaves pour fouetter du nègre. Ainsi ils attisent la haine entre les noirs et se donnent une occasion de filer en douce si les choses se gâtent.

Dès méthodes qui remontent à l’esclavage et qui persistent sur la plantation et dans la tête des derniers békés. Sauf que cette fois les Martiniquais ne sont plus dupes.

Quand deux mouvement de grève veulent partager le même territoire.

Comme on pouvait le prévoir, la population ne s’est nullement laissée impressionner par les tracteurs et “c’est vent dans voile” qu’on a vu s’échapper quelques malheureux conducteurs de tracteurs  abandonnant ceux ci ainsi que les békés quand  est venu le temps des confrontations.Un béké n’a pas eu le temps de s’échapper. Il a certainement reçu une fessée qu’il n’est pas près d’oublier malgré la présence des forces de l’ordre.

Notons d’une part que  des affrontements ont duré plusieurs heures après le repli des planteurs contraints et forcés de renoncer à la ville. Deux de leurs véhicules ont étés saccagé et brulé. Trois tracteurs ont été abandonnés sur les lieux, sans maîtres.

Fort de France mis à sac

Depuis le début de la grève, La ville de Fort de France paye un lourd tribu  et aujourd’hui c’est la population de Trénelle qui a fait les frais des attaques au lacrymogène. Les forces de l’ordre, à l’appel du préfet Mancini, ont tout simplement mis le feu aux poudre et pendant plusieurs heures ils ont lancé du gaz lacrymogène qui sur les fauteurs de trouble qui sur la population en grève. Plusieurs personnes ont été blessés bousculés, gazés. Entre autre un nourrisson qui été conduit à l’hôpital de La Meynard, ainsi que le premier magistrat de la ville, le Maire Serge Letchimi lui même.

Après que Fort de France ait été  quadrillé  certains Martiniquais ont du parcourir l’île d’un bout à l’autre pour avoir une chance de rentrer chez eux sur plus de 60 Km pour ceux qui habitaient le sud. Un retour au calme s’est fait vers la fin de l’après de l’après-midi. Mais les policiers sont restés sur place pour sécuriser le périmètre. Bloquant par la même le Collectif du cinq février à la maison des syndicats.


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